À la demande du Premier ministre, le ministre de l’Économie, le ministre de l’Industrie et la ministre chargée des comptes publics vont étudier les modalités qui permettrait de faire baisser les prix de l’électricité du secteur professionnel au sens large (Enerpresse).
La société d'électricité brésilienne Neoenergia a annoncé vendredi la signature d'un contrat de cession de la centrale hydroélectrique de Dardanelos à EDF Brasil Hidro Participações pour un montant de 462,72 millions de dollars (Reuters).
Face à des coûts élevés de l’électricité par rapport à ses voisins européens, Berlin a décidé de mettre la main au portefeuille. Le chancelier Friedrich Merz a annoncé, le 13 novembre, un tarif d’électricité pour les industriels fixé à 5 centimes d’euro par kilowattheure de 2026 à 2028. La mesure vise à soutenir les plus électro-intensifs (chimie, métallurgie, ciment, verre, plastiques, batteries et semi-conducteurs) afin de les aider à contenir leurs factures et rendre le pays attractif pour son coût de l’électricité (Révolution énergétique).
La flexibilité du parc nucléaire, dont la production varie pour s’adapter à l'essor des énergies renouvelables, pourrait devenir un talon d’Achille. Le PDG du groupe, Bernard Fontana, a alerté sur une « préoccupation grandissante s’agissant des impacts » des changements de puissance sur l’usure des réacteurs, alors que les pouvoirs publics souhaitent les prolonger autant que possible (La Tribune).
Au Japon, arès des années de pourparlers et plus de 8 milliards d'euros de travaux de modernisation, l'électricien japonais Tepco peut enfin planifier le redémarrage partiel de la plus grande centrale nucléaire de la planète. Le 21 novembre, le gouverneur de la préfecture de Niigata (côte Ouest) qui abrite le site Kashiwazaki-Kariwa a donné son feu vert au rallumage d'au moins un des sept réacteurs géants de l'installation qui dispose d'une puissance installée équivalente à cinq EPR (Les Echos).
Gwénaël Plagne, Secrétaire du CSEC d’EDF SA, et Marie-Amandine Stévenin, avocate et Présidente de l’UFC-Que choisir réclament, dans une tribune au « Monde », un débat démocratique sur le prix de l’électricité, au moment où se décide la mise en place d’une énergie à deux vitesses, avec un prix contractualisé pour les grandes entreprises, mais fluctuant pour tous les autres consommateurs. Une étude de l’UFC-Que choisir alerte sur le caractère inflationniste de cette réforme : la fin de l’Arenh et la refonte du tarif réglementé auraient engendré, si appliquées dès cette année, une hausse des factures jusqu’à 19 %, soit près de 250 euros supplémentaires pour un foyer moyen. (Le Monde).
Estimant que le gouvernement manque de transparence sur la réforme post-Arenh et la programmation énergie-climat, le Comité Social et Économique Central (CSEC) d’EDF SA exige un débat public sur l’avenir énergétique. Dans un communiqué diffusé le 29 octobre, les syndicats d’EDF SA demandent un moratoire sur le Versement nucléaire universel (VNU), censé prendre la suite de l’Arenh au 1ᵉʳ janvier 2026. Un mécanisme « imposé, opaque et sans bénéfice pour les usagers », dénoncent-ils (Contexte).
Les États-Unis vont investir 80 milliards de dollars pour construire dix nouveaux réacteurs nucléaires civils d’ici 2030. Ce virage, soutenu par Donald Trump et des géants technologiques comme Google, vise à sécuriser l’approvisionnement énergétique face à la guerre en Ukraine et à la demande croissante liée à l’intelligence artificielle. Cet accord se fera en partenariat avec l’énergéticien privé Westinghouse (Radiofrance).
La société Rütschi, spécialiste franco-suisse de la fabrication de pompes centrifuges installé à Illzach, près de Mulhouse (Haut-Rhin), a conclu il y a quelques semaines son premier contrat-cadre pour des équipements neufs avec EDF. Sa durée annoncée est de douze ans. Dites à rotor noyé, les pompes produites par l'usine haut-rhinoise sont totalement étanches. Certaines détiennent des caractéristiques de sûreté particulières, par exemple pour résister aux séismes. Leurs spécificités les rendent utilisables par l'industrie chimique, mais surtout dans les centrales nucléaires et le secteur de la défense (Les Echos).
Dans un avis rendu cet été et publié sur son site le 16 octobre, l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) met en garde contre les risques liés à la construction de deux réacteurs de nouvelle génération sur le site de Gravelines (Nord). Elle demande à EDF de prouver que le lieu choisi est fiable. Les risques sont en effet nombreux sur ce site en bord de mer, construit sur un sol meuble, sur une large profondeur. Certains opposants au projet mettent notamment en avant des risques d'inondation, de submersion ou de tassement des sols (Les Echos).
EDF fait face à une série de réserves émises par l’Autorité environnementale sur le projet de construction de deux réacteurs nucléaires EPR2 sur le site de Penly, en Seine-Maritime. Dans un avis publié en octobre, l’organisme indépendant pointe des zones d’incertitude concernant la sûreté du chantier, les impacts sanitaires et les effets environnementaux du futur site nucléaire. Ce rapport s’inscrit dans la procédure d’évaluation des grands projets soumis à autorisation environnementale (energynews).
EDF a demandé à la banque Intesa Sanpaolo et Lazard d'étudier toutes les options pour la cession de sa filiale italienne Edison, dont il espère tirer plusieurs milliards d'euros. La mise en Bourse d'un gros bloc d'actions semble la voie privilégiée face au gouvernement Meloni. L'ouverture du capital d'Edison, qu'EDF contrôle depuis 2012, permettrait de renflouer en partie les caisses du groupe public français, lesté de 54 milliards d'euros de dette et handicapé par des flux de trésorerie insuffisants pour couvrir ses 25 milliards d'euros d'investissements annuels (Les Echos).